refusement de la traduction

« le refusement de la traduction, voilà ce qui dans la clinique s’appelle refoulement  »

Définition opérationnelle du refoulement. Mais notons que cela produit quand même quelque chose du côté traduit, sauf que ce sera, comme le dit la phrase précédente, un anachronisme, une survivance.... c'est-à-dire une formation qui aurait été adéquate à une autre époque mais qui est maintenant mal-à-propos... et qui sera donc difficilement utilisable, présentant de manière incongrue les caractéristiques de quelque chose qui n’est pas à sa place. Indice donc d’un problème.

Remarques:

La mention “ce que dans la clinique on appelle refoulement” signifie que Freud est bien au fait que la présentation phénoménologique du refoulement, qui se laisse par exemple exprimer par l’image de quelque chose qui est repoussé, n’est pas la description exacte de ce qui se passe.  Malgré le nom qui est donné à son apparence, le refoulement ne “repousse” rien: comme tous les processus vivants (psychiques ou cérébraux, peu importe), il va de l’avant et produit même des éléments symboliques, mais ceux-ci sont insuffisants, comme freinés, parce que le défaut de traduction (qui est son vrai mécanisme) finit par produire un résultat biscornu, signalant par son incongruité, qu’il y a là un problème et que la transcription en partie échouée a laissé derrière elle un résidu. Le rapport trace/image, pour parler ainsi, est plus grand qu’il ne devrait. C’est la force de l’aspect résiduel, de la trace donc, qui oblige la psyché à s’embarquer dans la répétition, reprenant l’effort de traduction, échouant à nouveau et ainsi de suite.

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